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Chevaucher le temps, apprivoiser l’espace, prendre sa place

@crédit photo Nicolas Picola

Marie-Pierre Dillenseger est praticienne des arts chinois consacrés aux forces spatiales et temporelles, auteur et conférencière. Son objectif est l’économie des forces individuelles et le renforcement de la vitalité des personnes et des projets qu’elle accompagne au quotidien. L’une de ses spécialités est le timing en Procréation Médicale Assistée. Une autre est la clarification des liens karmiques et ancestraux. Elle est basée à Cambridge, USA. Sa clientèle est internationale.

Elle a publié deux ouvrages, La Voie du Feng Shui : Chevaucher le Temps,  Apprivoiser l’Espace, Trouver sa place (2016) et Oser s’Accomplir : 12 Clés pour être soi (2019).

Pour en savoir plus :  https://powerspaces.com/fr/

Interview : Marie-Pierre Dillenseger nous parle de "Bien-Souffrance"

Si je vous dis “Bien-Souffrance” à quoi pensez vous ? 

Bien-Souffrance évoque d’un côté la nécessité de faire au mieux avec la souffrance quand elle se présente et s’installe et de l’autre la possibilité d’un bénéfice dérivé de toute souffrance. Qui n’a pas invoqué un mal de tête pour échapper à une corvée ?

 

Pensez-vous que l’on puisse faire nous-mêmes nos propres malheurs et comment d’après vous nous y prenons nous ? 

Le Livre de Paul Watzlawick « Faites vous-même votre propre malheur » a été une révélation pour moi dès qu’il est sorti en anglais dans les années 80 et oui, je pense qu’il y a une aptitude au malheur comme il y a une aptitude au bonheur. Mais je dirais plutôt « orchestrer son malheur » que de le créer car le risque est grand de culpabiliser et d’enfermer la personne dans sa souffrance. Cela serait ne pas tenir compte de ce que notre état physique, psychique, mental, amoureux, etc. dépend d’une multitude de facteurs dont seule une petite partie a des causes visibles, claires et logiques.

Comme je considère la souffrance – et la maladie – comme des messages envoyés par le corps, je comprends bien la difficulté d’interprétation de ce mode de communication pour la personne. Mon rôle est de l’accompagner avec bienveillance dans le décodage.

 

Dans votre pratique comment abordez-vous la question ? 

J’écoute et j’entends la souffrance de la personne. Je fais de la place à cette souffrance. Je ne la minimise pas. Mon travail visant la clarification des enjeux et l’identification des forces vives, je l’intègre comme une des données de l’équation à résoudre. Dans certains cas, la souffrance et le ralenti qu’elle accompagne, sont utiles pour permettre la résolution d’une difficulté qui autrement ne se dirait pas.

Quelqu’un en souffrance court toujours le risque de confondre son état présent avec l’éternité. Mon rôle est de connecter la personne avec ses ressources et tout ce qui peut encore nourrir sa vitalité. Sans cette alternative, le retour à l’état de bien-être est non seulement retardé mais aussi inconcevable et irréalisable.

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